Une équipe vouée à la prévention du suicide
Collaboration spéciale : Alexandre D’Astous
Le Centre prévention suicide du KRTB travaille d’arrache-pied pour la prévention du suicide en intervenant autant auprès des gens qui ont un proche avec des idées suicidaires que des personnes ayant des idées sombres elles-mêmes.
« La plupart du temps, nous sommes contactés par un proche ou par un autre organisme, mais rarement par la personne elle-même. Par exemple, on peut apporter un soutien à quelqu’un qui sort de psychiatrie à l’aide de bonnes pratiques en prévention du suicide », indique la directrice du Centre, Julie Jalbert.
Les interventions peuvent prendre diverses formes. « Si quelqu’un est en crise, on va lui parler tout de suite au téléphone pour tenter de le calmer. Par la suite, les suivis peuvent se faire par téléphone ou en personne. Idéalement, on souhaite que la personne vienne à nos bureaux pour la sortir de son environnement anxiogène. Comme le territoire est très grand, on comprend que ce n’est pas tout le monde qui peut se déplacer à Rivière-du-Loup. Dans ce cas, nous allons rencontrer la personne au CLSC le plus près de chez elle », souligne Mme Jalbert.
Plus de demandes, moins de suicides
Les gens peuvent aussi nous laisser un message, et nous faisons un retour rapidement. Nous réalisons environ 2300 interventions par année. Depuis plusieurs années, on remarque une hausse des demandes d’aide, mais nous avons une diminution du taux de suicide, ce qui prouve l’efficacité de nos services », précise la directrice.
Pour continuer d’améliorer le service, la directrice estime qu’il serait important d’augmenter le nombre d’intervenants. « Nous pourrions être encore beaucoup plus présents dans chacune des MRC. »
En plus de l’équipe sur place, les personnes dans le besoin peuvent parler à quelqu’un 24 heures sur 24 via la ligne 1-866-APPELLE
(1 866 277-3553).
L’organisme compte sur une équipe de six personnes pour couvrir quatre MRC et une population de 90 000 personnes. Photo : CDC du Kamouraska
Cirque et escalade pour garder l’église en vie
Collaboration spéciale : Alexandre D’Astous
Pour conserver l’église de Saint-Germain-de-Kamouraska en vie, le centre multidisciplinaire Rebond s’y est installé pour proposer des activités de cirque et d’escalade.
L’un des membres fondateurs de Rebond, Élyme Gilbert, raconte qu’une première réflexion amorcée en 2013, et visant à trouver une nouvelle vocation à l’église, avait avorté. « En 2020, la Fabrique nous a contactés pour nous offrir de nous donner l’église. En 2021, l’organisme Créations Pointe-Sèche a été fondé, et il est devenu propriétaire de l’église. L’objectif était de donner une deuxième vie à notre église, et d’animer notre village. »
De par son implication avec le Cirque de la Pointe-Sèche, M. Gilbert a proposé d’intégrer des activités de cirque au projet qui est devenu officiellement Rebond en 2022. « On trouvait intéressant de faire des ateliers et de l’entraînement pour le cirque. Étant donné que le Kamouraska est fort au niveau de l’escalade, avec un groupe de grimpeurs, ce fut le premier projet que nous avons mis sur pied, soit un gymnase avec des blocs d’escalade. »
Salle d’entraînement et mur d’escalade
Rebond gère une salle d’entraînement et un mur d’escalade à l’intérieur de l’église, mais a aussi pensé à faire vivre tout l’espace disponible. « Nous avons loué la sacristie au Sacré Atelier, qui est devenu un atelier de poterie », précise M. Gilbert.
L’église est accessible du vendredi soir au dimanche en période hivernale, et cinq jours par semaine en été. « Les gens peuvent venir de manière journalière pour faire de l’escalade ou du cirque, ou prendre un laissez-passer annuel et venir en formule de libre-service, hors des heures d’ouverture. Ils peuvent venir s’entraîner quand ils le veulent », explique M. Gilbert.
Ateliers de cirque
Rebond offre également des sessions de cours de cirque pour tous les âges, surtout les vendredis soir et les samedis matin. « On travaille sur le développement d’une offre pour les groupes comme les camps de jour ou les groupes scolaires. Les gens viennent d’un peu partout profiter de nos infrastructures. Nous avons des clients de Trois-Pistoles jusqu’à Saint-Jean-Port-Joli. Il n’y avait pas de centre d’escalade entre Rimouski et Lévis, et nous étions déjà impliqués dans le cirque. C’est donc venu naturellement », souligne M. Gilbert.
Cirque et escalade se marient pour préserver le patrimoine de Saint-Germain. Photo : Rebond, le centre multidisciplinaire
Pour la défense des droits des aînés
Collaboration spéciale : Alexandre D’Astous
La section locale de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) œuvre à la défense des droits des aînés, au Kamouraska comme dans l’ensemble des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, à partir de son siège social situé à Rivière-du-Loup.
« On se concentre sur la défense des droits. Avec plus de 30 % de la population qui a plus de 65 ans, c’est important que les aînés puissent compter sur notre organisme pour les représenter. Les gros enjeux sur lesquels on se concentre présentement sont l’accès à un logement abordable, l’accès aux services à domicile, et la question de la mobilité qui implique notamment le transport en commun afin de pouvoir se déplacer sur le territoire », indique le nouveau président de la section régionale, Pierre-Paul Malenfant.
Lutte à la pauvreté
La lutte à la pauvreté est un autre cheval de bataille important pour l’AQDR. « Il y a un tiers des aînés au Bas-Saint-Laurent — surtout des femmes — qui vivent sous le seuil de faible revenu. Nous faisons des revendications à ce sujet », précise M. Malenfant.
Pour atteindre ses objectifs, l’AQDR organise diverses activités d’éducation populaire, comme des cafés-rencontres sur la situation du logement, mais il fait aussi des pressions politiques auprès des élus municipaux, provinciaux et fédéraux. L’organisme existe depuis 39 ans dans la région, et son président entend profiter des élections municipales pour s’assurer que le bien-être des aînés fasse partie des programmes des candidats.
La section Bas-Saint-Laurent de l’AQDR emploie deux personnes. « Dans la dernière année, nous avons bénéficié de 1 500 heures de bénévolat. Nous avons beaucoup de bénévoles, pas seulement des membres du conseil d’administration. Notre action repose beaucoup sur le travail bénévole. Nous avons une permanence à Rivière-du-Loup, avec une directrice générale et une adjointe administrative », souligne le président.
« Force est de constater qu’il y a trop de pauvreté, et trop d’obstacles à l’accès aux services. Je souhaite mettre en lumière ces besoins, et le droit à une plus grande justice sociale pour toutes ces personnes qui ont construit le Québec », a affirmé M. Malenfant lors de son élection à la présidence de l’AQDR pour l’année 2025-26.
Le dîner de Noël de l’AQDR. Photo : CDC du Kamouraska