Réalisations et réussites du milieu communautaire

La dernière année a été marquée de plusieurs bons coups du milieu communautaire kamouraskois, qui illustrent l’impact des initiatives locales sur l’inclusion sociale et sur le renforcement du tissu communautaire. Ces réussites témoignent de la capacité collective à transformer des vies, et à bâtir une communauté résiliente.

La Fondation André-Côté, officiellement reconnue
en tant qu’organisme communautaire

La Fondation André-Côté travaille depuis 15 ans à offrir une gamme de services d’entraide, d’accompagnement, de confort et de soutien aux personnes atteintes d’un cancer ou d’une maladie incurable, ainsi qu’à leurs proches, dans toutes les phases de la maladie. Située à La Pocatière, la Fondation dessert toutes les municipalités de la MRC de Kamouraska, ainsi que Saint‑Roch-des-Aulnaies et Sainte-Louise.

Depuis sa création, la Fondation André-Côté offre tous ses services gratuitement à la population, grâce à son équipe de bénévoles dévoués et à ses deux employées permanentes, et ce, sans aucun appui financier récurrent. C’est-à-dire que le budget de la Fondation André-Côté est constitué de subventions et de dons ponctuels, ainsi que des recettes de ses propres campagnes de financement. On vous l’assure : c’est un défi de taille qui est relevé par l’équipe de la Fondation André-Côté, année après année. 

L’an dernier, l’organisme a craint de devoir cesser ses activités après le retrait d’un partenaire financier de longue date. En réalité, la Fondation André-Côté aurait besoin d’agrandir son équipe, et de se doter de ses propres locaux… mais c’est impensable dans la situation actuelle qui relève plutôt de la gestion de crise. Et la facturation des services, on n’y pense même pas : la gratuité est à la base de la mission de la Fondation André-Côté, rendant ainsi ses services le plus accessibles possible pour toutes les personnes qui en ont besoin.

Or, il y a de l’espoir : le CISSS du Bas-Saint-Laurent a admis la Fondation André-Côté dans son programme de soutien aux organismes communautaires, l’hiver dernier. Cette réussite, qui est le fruit d’un travail de longue haleine, arrive comme un baume. En effet, la reconnaissance de son statut d’organisme communautaire ouvre une porte vers la pérennité de la Fondation, et permet à son équipe de se projeter dans l’avenir et de rêver aux prochains projets de l’organisme. C’est surtout, enfin, une reconnaissance de son implication dans la communauté, et de son importance pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes malades. 

Envolée de papillons organisée par la Fondation André-Côté à la Chapelle de la Grève

La Maison de la famille du Kamouraska,
maintenant propriétaire

La Maison de la famille du Kamouraska a fait l’acquisition de l’ancien restaurant Le Bec fin, situé au 266, rue Rochette à Saint-Pascal, il y a près d’un an. Après de nombreuses améliorations apportées au bâtiment, l’organisme sera bientôt prêt à ouvrir ses portes dans ses nouveaux locaux.

Pourquoi ce déménagement? « Face à une augmentation significative de l’achalandage dans nos locaux, et à des demandes grandissantes de participation de la part des familles du Kamouraska pour nos services et nos activités, nous avons dû réévaluer nos différentes options pour arriver à mieux répondre à leurs besoins, explique Cydia Beaulieu, directrice de l’organisme. C’est après maintes réflexions et discussions qu’un projet d’expansion a fait son chemin, et qu’une opportunité de se relocaliser dans un nouveau bâtiment dans la ville de SaintPascal s’est présentée. »

Mais ce n’est pas simple, l’accès à l’immobilier dans le milieu communautaire. Le projet s’est réalisé grâce à une campagne de financement dont l’objectif d’amasser 100 000 $ a été atteint avec succès, et grâce au « bas de laine » de l’organisme. Des demandes pour des subventions spéciales seront également déposées, notamment pour aménager un parc extérieur, et pour procéder à d’autres améliorations du bâtiment.

Le déménagement de la Maison de la famille s’inscrit dans sa mission de favoriser le mieux-être de tous les types de parents de la MRC de Kamouraska, et leur permettra d’offrir :

  • La bonification du service de halte-garderie;
  • L’aménagement (ajout) d’un espace dédié et adapté aux enfants de 6 à 11 ans;
  • L’aménagement d’une cuisine plus fonctionnelle permettant la réalisation d’ateliers culinaires à faible coût afin d’aider nos familles;
  • L’aménagement d’un local adapté pour accueillir les infirmières en périnatalité;
  • Et plus encore.

Pour la communauté, ça représente un milieu de vie centralisé pour les familles, ainsi qu’un éventail de services offerts par une équipe qualifiée pour répondre aux besoins des parents du Kamouraska. 
Surveillez sa page Facebook : des portes ouvertes sont à venir!

Annonce de l’acquisition du bâtiment par la Maison de la famille

Tandem-Jeunesse et son implication pour lutter contre l’itinérance

L’organisme Tandem-Jeunesse travaille de front sur les enjeux d’itinérance, et sur les solutions à mettre en place sur le territoire kamouraskois et bas-laurentien. Et pour cause : ça fait partie de sa mission d’intervenir auprès des jeunes en situation d’itinérance, ou à risque de l’être. L’équipe de Tandem-Jeunesse estime que son travail auprès des gens en situation d’instabilité résidentielle représente plus de 50 % de son temps de travail.

Bien que l’itinérance invisible ait toujours existé au Kamouraska, on y retrouve des cas d’itinérance visible depuis 2023. Par exemple, à La Pocatière, on a constaté des campements dans la montagne du Collège, et des enjeux de cohabitation dans les lieux publics. À partir de ce moment, l’organisme Tandem-Jeunesse a été interpellé à plusieurs reprises, autant par des citoyen(ne)s que par les institutions publiques et municipales. 

D’abord, Tandem-Jeunesse a rejoint le comité intersectoriel qui s’est mis en place en 2023 à La Pocatière pour planifier une action concertée face aux situations d’itinérance, aux côtés de membres de l’équipe municipale et du CISSS du Bas-Saint-Laurent. 

L’organisme a aussi pris part à l’organisation de la première Nuit des sans-abri de Rivière-du-Loup, en octobre 2023. Puis, il a initié la première Nuit des sans-abri de La Pocatière, qui a eu lieu le 18 octobre 2024.

Autre bon coup : Tandem-Jeunesse a mis sur pied un projet en collaboration avec Aire ouverte et La Fondation des jeunes de la DPJ, visant la création d’un fonds d’urgence et de mesures de soutien pour les jeunes en difficulté, à risque d’itinérance, ou désaffiliés. Le fonds vise principalement — mais pas uniquement — les jeunes ayant reçu des services de la DPJ, et ayant eu un passage à la vie autonome plus difficile.

Enfin, depuis deux ans, Tandem-Jeunesse est porteur et fiduciaire de Repaires-BSL, un projet communautaire qui propose des services personnalisés à haut seuil d’accessibilité en itinérance au Bas-Saint-Laurent. À long terme, Repaires-BSL vise à déployer des services d’hébergement d’urgence dans chaque MRC du Bas-Saint-Laurent, amenant ainsi de l’espoir et des solutions face aux enjeux de logement et d’itinérance grandissants.

Nuit des sans-abri de Rivière-du-Loup, 20 octobre 2023