Quand la mission sociale nous amène à œuvrer
dans le milieu communautaire

Vous souhaitez devenir un acteur de changement social? Vous cherchez un emploi qui a un impact concret dans la communauté? Vous aimeriez participer au processus de décision de votre organisation? Vous voulez vivre au quotidien vos valeurs de solidarité et de justice sociale? Si cette description vous parle, le secteur de l’économie sociale et de l’action communautaire est à considérer. 

On y retrouve plus de 200 métiers et professions dans une trentaine de domaines d’activité aussi variés que la petite enfance, l’environnement, les médias et les communications, la solidarité internationale, la santé et les services sociaux, pour ne nommer que ceux-ci. Que vous cherchiez du bénévolat, un stage ou un emploi, une chose est sûre : vous y trouverez certainement un poste qui vous correspond!

Pour ne donner qu’un aperçu, on peut y exercer des métiers et des professions aussi variés que l’intervention sociale, la comptabilité, l’éducation spécialisée, la kinésiologie, les communications et médias, l’employabilité, le soutien à domicile, l’organisation communautaire, la formation, l’animation en loisirs, etc.

Pour en savoir plus, consultez le site Web du Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC) au www.csmoesac.qc.ca.

Pour découvrir les organismes communautaires et les entreprises d’économie sociale où vous pourriez vous impliquer dans notre région, consultez le Répertoire des ressources communautaires au Kamouraska au www.cdckamouraska.ca/carte-interactive.

Le conseil d’administration et l’équipe de la Corporation de développement communautaire du Kamouraska

Parlons conditions de travail

Depuis longtemps, les organismes communautaires sont réputés pour attirer des travailleuses et des travailleurs qui ont à cœur la transformation sociale, malgré le fait qu’ils offrent de maigres salaires. Mais qu’en est-il vraiment?

Les organisations communautaires ont travaillé d’arrache-pied ces dernières années, entre autres avec leurs partenaires gouvernementaux, afin d’être plus compétitives pour attirer et retenir la main-d’œuvre. Offrir de meilleures conditions de travail et des avantages sociaux plus substantiels est devenu une priorité pour plusieurs organismes. 

Une augmentation considérable (et bien méritée) du financement à la mission des organismes communautaires permettrait d’augmenter significativement les salaires des travailleuses et travailleurs communautaires. Mais on retrouve aussi diverses stratégies et pratiques inspirantes qui sont mises de l’avant par les organismes pour améliorer le bien-être au sein des équipes : conciliation travail-famille-vie personnelle, congés familiaux et congés santé, flexibilité d’horaire, travail en mode hybride, régime d’assurance collective et régime de retraite, politique salariale, et plus encore. 

Toutefois, comme les organisations et les entreprises des secteurs privé et public, celles du secteur d’emploi de l’économie sociale et de l’action communautaire subissent la pénurie de main-d’œuvre. Elles en souffrent même davantage, confrontées au sous-financement chronique, à une demande de services en forte augmentation, et à une surcharge de travail pesant lourd sur les équipes de travail. Ce contexte entraîne souvent un fort roulement au sein des équipes, et des difficultés de recrutement. Or, le milieu communautaire ne peut pas tenir si personne ne s’y implique.

Selon l’enquête Les Repères 2022, menée par le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC) :

  • 74 % des organisations du secteur de l’ÉSAC avaient rencontré des difficultés à pourvoir un ou plusieurs postes.
  • Plus des deux tiers (67 %) des gestionnaires sont préoccupés par la question de la relève.
  • Le taux de roulement moyen du personnel est de 31 %, et le taux moyen de postes vacants est de 21 % dans le secteur de l’économie sociale et de l’action communautaire.

Malgré ces difficultés, près de 440 000 personnes œuvrent dans le secteur d’emploi de l’économie sociale et de l’action communautaire au Québec. Et si on explorait pourquoi autant de gens s’y impliquent?

Portrait du secteur – CSMO-ÉSAC

L’effet bénévole : au cœur du mouvement communautaire

La façon la plus simple de définir le bénévolat est peut-être comme un geste ou une action qui est offert librement, sans récompense financière, et qui est destiné au bien-être d’une autre personne, d’une cause ou d’une collectivité.

Les bénévoles jouent souvent un rôle central dans les organismes communautaires et les entreprises d’économie sociale. Ils apportent leur contribution de diverses façons, en siégeant au conseil d’administration, en fournissant des services, ou en partageant leurs compétences au profit des organisations.

La valeur du bénévolat

Que serait la société québécoise sans ses bénévoles? Plus de la moitié des organisations de l’économie sociale et de l’action communautaire (ÉSAC) bénéficient de la participation de bénévoles (autres que les membres du conseil d’administration). On parle d’une moyenne de 59 bénévoles par organisation à l’échelle du Québec. Notons qu’il n’y a pas d’âge pour s’engager dans une implication bénévole : dans la majorité des organisations du secteur de l’ÉSAC, on compte au moins un bénévole âgé de 35 ans ou moins!

Même s’ils ne sont pas rémunérés, les bénévoles apportent une contribution importante à l’économie — et c’est là un autre aspect de leur valeur, plus tangible pour certaines personnes. En 2017, le Conference Board of Canada a estimé que les bénévoles ont ajouté plus de deux milliards d’heures de travail au Canada, et ont contribué à la hauteur de 55,9 milliards de dollars, soit l’équivalent de 2,6 % du PIB. Si le bénévolat était une industrie, il emploierait presque autant de personnes que le domaine de l’éducation.

Enfin, la notion de « bénévolat » est étroitement liée à la notion de « participation citoyenne ». Dans toute organisation du secteur de l’ÉSAC, le conseil d’administration est composé de bénévoles qui participent à l’élaboration et à la mise en œuvre des actions avec l’équipe de travail. Ainsi, les bénévoles sont impliqués dans tous les volets décisionnels des organismes communautaires et des entreprises d’économie sociale. Malheureusement, malgré leur importance dans la vie démocratique de ces organisations, la majorité des organismes communautaires et des entreprises d’économie sociale ont de plus en plus de difficulté à recruter des bénévoles pour occuper tous leurs postes au conseil d’administration.

Quelques bonnes raisons de faire du bénévolat

Plusieurs raisons d’ordre personnel, professionnel, communautaire ou social peuvent nous amener à nous impliquer bénévolement dans notre communauté. Mais comme c’est le cas pour l’humain, les motivations changent et évoluent avec le temps.
Le bénévolat améliore la santé : les personnes qui font du bénévolat se sentent mieux physiquement et mentalement.

  • Le bénévolat améliore la santé : les personnes qui font du bénévolat se sentent mieux physiquement et mentalement.
  • Le bénévolat fait de nous de meilleures personnes, permet de s’épanouir, de mettre en valeur ses compétences, de s’ouvrir sur le monde, et de déboulonner des préjugés au passage.
  • Le bénévolat nous connecte aux autres : choisir de faire du bénévolat, c’est aussi briser l’isolement.
  • Le bénévolat peut être un tremplin professionnel, et permet d’obtenir un emploi plus facilement en développant une expérience de travail dans un domaine spécifique.

Rencontre des bénévoles à la Fondation André-Côté