Projektion a lancé le Service aux personnes immigrantes
du Kamouraska
Collaboration spéciale : Alexandre D’Astous
Bien qu’il soit aussi un Carrefour jeunesse-emploi, Projektion a levé la main, devant l’insuffisance de ressources pour les personnes immigrantes au Kamouraska, pour offrir ce service qui est ensuite devenu officiellement le Service aux personnes immigrantes du Kamouraska (SAPI).
Le directeur général de Projektion, Dimka Bélec, raconte que lorsque le ministère de l’Immigration a mis en place le Programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration (PASI) en 2020, Projektion est devenu le porteur du projet, même si le programme touche une clientèle de tous âges, alors que l’organisme s’adresse aux 16-35 ans pour sa mission de base.
« Avec le temps, on s’est rendu compte qu’il y avait une problématique. C’était difficile de trouver nos services en immigration via une recherche sur Internet. C’est pour cela que cette année, nous avons décidé de créer le SAPI qui demeure légalement porté par Projektion, mais avec son identité propre sur le plan de ses communications et de son site internet », raconte M. Bélec.
Trois volets, deux ressources
Les services du SAPI se divisent en trois volets : l’accompagnement individuel des nouveaux arrivants dans la région, l’organisation d’activités de socialisation, et le jumelage interculturel. « On jumelle des personnes immigrantes avec des citoyens locaux, non pas dans un objectif de jumelage, mais de relation et d’amitié », souligne M. Bélec.
Le SAPI compte deux ressources, l’une qui s’occupe de l’accompagnement individuel, et l’autre, des activités et du jumelage.
Caroline Russel, intervenante en rapprochement interculturel, est responsable de l’organisation des activités et du jumelage. « Notre mission, c’est l’accompagnement des personnes immigrantes installées au Kamouraska dans les différentes étapes de leurs installations.
On offre des outils, de l’accompagnement personnalisé, et une offre d’activités qui vise à favoriser la participation des nouveaux arrivants aux activités proposées dans la collectivité », explique-t-elle.
Mme Russel propose une variété d’activités visant l’enracinement des nouveaux arrivants dans la région. « En priorité, j’organise des activités d’information. Par exemple, on va proposer bientôt un atelier sur comment bien se préparer à l’hiver. Nous aurons un atelier sur l’entretien et la conduite d’un véhicule en hiver. C’est un atelier très pratique et très apprécié par la communauté des nouveaux arrivants. »
Pour visiter le site : https://sapikamouraska.ca/
Sortie en raquette au Parc du Bic. Photo : Carole Corson
Nouvelle identité et programmation éclatée pour TVCK
Collaboration spéciale : Alexandre D’Astous
Depuis quelques années, la Télévision communautaire du Kamouraska (TVCK) se fait remarquer par une programmation audacieuse, et plus récemment par une nouvelle image visuelle qui reflète davantage le nouveau visage insufflé à la télé par Karl Turpin, qui assume la direction générale de l’organisme depuis deux ans et demi.
Tout en reconnaissant le travail immense accompli par ses prédécesseurs, M. Turpin estimait le temps venu de donner un visage plus actuel à la programmation. « Je me suis dit que ce serait intéressant de faire une télévision communautaire qui implique un peu plus le citoyen moyen. Nous avons créé certaines émissions, comme le Show de cuisine qui est un peu une anti-émission de cuisine, dans le sens où on n’accueille pas des vedettes ou des professionnels, mais monsieur et madame tout le monde, qu’on va visiter dans leur cuisine. Avec l’animateur Guillaume Pigeon, on fait des blagues avec eux, et on fait une recette qui n’est pas nécessairement compliquée. »
L’objectif de TVCK est de mettre la personne moyenne du Kamouraska en vedette. « Les gens se reconnaissent beaucoup dans nos émissions. On veut remettre le citoyen au centre de sa télé communautaire. »
Nouvelle image
La nouvelle image reflète le fait que TVCK travaille de manière expérimentale. « Jadis, la télé communautaire au Québec était comme un laboratoire où on pouvait se permettre de faire des tests et des erreurs. En ce moment, je remarque une propension à vouloir imiter ce que la télé traditionnelle fait, mais avec des budgets beaucoup plus petits. Je trouve que ça donne un contenu homogène qui manque de personnalité. À TVCK, on propose une télé plus caractérisée, autant dans la diversité des thématiques que par la facture visuelle et sonore », explique Karl Turpin.
La nouvelle image se reflète également sur le site internet, qui a été revampé. « Nous avons maintenant un site plus moderne, avec de l’information sur TVCK et ses services, mais aussi un accès plus facile à nos émissions, que les gens peuvent écouter à même le site web », souligne le directeur général.
Le Show de cuisine, une anti-émission qui a trouvé son public. Photo : TVCK
Un colloque sur le trouble développemental du langage
Collaboration spéciale : Alexandre D’Astous
À l’occasion de la Semaine québécoise du trouble développemental du langage (TDL), un colloque est organisé par TDL Bas-Saint-Laurent le 23 octobre à l’Hôtel Rimouski. L’événement vise à démystifier ce qu’est un TDL, et à présenter l’organisme qui couvre l’ensemble du territoire du Bas-Saint-Laurent à partir de son siège social de Rivière-du-Loup et de son point de service de Rimouski.
« Le thème du colloque sera : Ensemble pour comprendre le TDL. Nous aurons quatre conférenciers de renom. Le Dr Dave Ellemberg, un neurologue, viendra expliquer comment comprendre le TDL à partir des dimensions cognitives, émotionnelles et sociales. Nous aurons une orthophoniste, Lorianne Lacerte, qui donnera des trucs pour mieux comprendre le TDL et ses impacts au quotidien. La psychologue Marie-Julie Béliveau parlera du TDL et de la santé mentale, parce que beaucoup de personnes avec un TDL peuvent vivre de l’anxiété. Une autre orthophoniste, Élody Ross-Lévesque, abordera plus la question de l’adolescence, et comment passer de l’école à la vie adulte. », explique la directrice générale de TDL Bas-Saint-Laurent, Chantal Cyr.
L’événement s’adresse particulièrement aux intervenants sociaux, et il affiche déjà complet. « Par contre, il est toujours possible de s’inscrire afin d’obtenir un lien pour suivre l’événement via Zoom », précise Mme Cyr.
Un trouble de naissance
Chantal Cyr souligne que le TDL est inné chez la personne qui en est atteinte, et qu’il n’est pas causé par une autre maladie. « C’est un trouble présent dès la naissance. C’est un trouble en soi, et non un problème langagier associé à une autre particularité comme l’autisme ou la déficience intellectuelle. Ce n’est pas un trouble intellectuel ou un manque de stimulation. Le TDL affecte 7 % de la population du Québec, ce qui représente environ deux élèves dans une classe moyenne. Cela peut influencer la capacité à s’exprimer et à s’organiser dans nos idées. C’est un trouble qui n’a aucune cause médicale ».
Le TDL peut causer des difficultés d’apprentissage, et des troubles sociaux ou émotionnels. La mission principale de TDL Bas-Saint-Laurent est de faire connaître ce trouble, et de promouvoir l’accès aux services pour les personnes qui en souffrent et leurs parents.
TDL Bas-Saint-Laurent offre de nombreux services, et propose plusieurs activités aux personnes atteintes de TDL. Photo : TDL Bas-Saint-Laurent.